COMPTE-RENDU DE LA SITUATION ACTUELLE DU DJIHAD GAZAOUI
Par le chaykh Mouhammad al-Astal
Le très digne ouléma gazaoui a posté :
« La domination de l’ennemi sioniste aujourd’hui n’est ni la situation normale ni permanente. Pour comprendre les développements du présent, il faut revenir un peu dans le passé :
Lorsque la guerre s’est prolongée et que l’ennemi n’a pas réussi à soumettre la contrée pendant près de deux ans, face à l’exaspération de ses soldats qui ne supportaient plus la longueur des combats et la lourdeur des pertes, il a recouru à la politique du « combat sans morts ». Celle-ci consistait à ce que les soldats ne sortent plus de leurs chars, empêchant ainsi les moudjahidines de les atteindre par des raids et des embuscades.
Selon cette politique tactique, un soldat pouvait rester dans son char pendant deux ou trois semaines sans en sortir. Malgré cela, Allah a permis aux moudjahidines de mener un bon nombre d’opérations lors de la relève des gardes ou lorsque certains soldats cherchaient à s’échapper un instant de ce confinement forcé qui leur était imposé. Cette situation a conduit de nombreux soldats au suicide, même après leur retour au service, au point que le suicide des soldats est devenu un phénomène flagrant qui ne peut être dissimulé.
Et lorsque l’ennemi a décidé d’anéantir la ville de Gaza, d’en prendre le contrôle total et de déplacer sa population vers le sud comme étape centrale vers un déplacement complet, il a adopté la politique du « combat sans morts… et sans combat ! ».
Comment cela ?!
Il avait déjà testé l’arme des robots dans le sud et ailleurs : il amenait un véhicule de transport de troupes rempli d’explosifs et dynamitait tout un pâté de maisons jusqu’à le réduire en ruines d’une simple pression sur un bouton, et tout ce qu’il contenait disparaissait avec cette même pression.
Lorsqu’il s’est rendu à Gaza ville, il a décidé de ne pas engager de confrontations avec les moudjahidines. Il ordonnait ainsi l’évacuation totale du quartier dont il voulait prendre le contrôle, puis menait un bombardement volcanique et fou sur une grande partie de ses bâtiments et de ses ressources selon la politique de la terre brûlée. Ensuite, il plaçait le robot et dynamitait le pâté de maisons, le détruisant entièrement d’une pression sur un bouton. Chaque fois qu’il en finissait avec un pâté de maisons, il passait au suivant.
Dès lors, les moudjahidines ne trouvaient aucun soldat de l’ennemi à combattre, à piéger ou à attaquer.
À ce moment précis, les avis des moudjahidines ont divergé quant à la réponse appropriée face à cette nouvelle donne. La majorité des dirigeants a estimé que la sagesse exigeait de modifier la tactique de combat, car il n’y avait aucun espoir d’épuiser l’ennemi dans de telles conditions, d’autant plus que celui-ci avait totalement dissocié la morale du combat. Il n’a conservé aucune once de religion, de virilité, de dignité ou de moralité, et aucune puissance au monde n’a pu stopper ses crimes, qu’il ne craignait pas d’exécuter en direct à la télévision.
Cette orientation a été renforcée par le fait que l’abandon de Gaza par les proches comme par les lointains était la note dominante et le titre de la scène. C’est à partir de là que le plan de Trump a été accepté pour stopper le déplacement et préserver ce qui restait de Gaza.
Le prix exorbitant, que les moudjahidines connaissaient dès le premier jour, était que l’arme de l’ennemi cesserait de viser la population générale mais se concentrerait spécifiquement sur les moudjahidines, pour qui la guerre ne s’arrêterait pas ; car ils savaient pertinemment que l’ennemi ne respecterait aucun accord.
Cette vision était claire dès le premier jour, et je l’ai entendue de la bouche de certains d’entre eux. J’avais un autre avis qu’il n’est pas nécessaire d’exposer ici.
Dans ce contexte, la politique des moudjahidines a consisté à adopter la manœuvre comme base dans la gestion de la relation avec l’ennemi et avec l’ordre mondial qui le soutient et l’appuie, et ce dans le but de gagner le plus de temps possible, tout en plaçant une bonne confiance en Allah pour qu’Il guide, dresse le chemin et donne la victoire.
L’image apparente de la scène, en ce moment précis, est que l’ennemi a réussi à soumettre le bande de Gaza. Mais il s’agit d’une soumission de pure forme qui ne dépasse pas les apparences, et c’est une situation passagère.
Malgré cela, l’ennemi se contente des apparences car ses critères se limitent aux aspects matériels. Il est peut-être illusionné par son extension du ciblage des moudjahidines et des dirigeants, ainsi que par ses bombardements répétés des barrages de police, signes du contrôle de la situation sécuritaire dans la région.
Mais cette perception n’est pas exacte, bien que son prix soit élevé. La loi immuable d’Allah a toujours voulu que chaque épreuve ait un terme, et Allah a assigné une mesure à chaque chose. Et Allah est souverain en Son commandement, mais la plupart des hommes ne savent pas. »
https://t.me/mastal/3290
MouhammadAlAstal




