SYRIE. « Tous les combattants étrangers et Jihadistes doivent être retirés des forces armées et des autres services gouvernementaux et être désarmés »
« Le Congrès américain fixe des conditions à une future coopération sécuritaire avec la Syrie pour l’année 2027.
Mais surtout, la NDAA (Loi d’autorisation de la défense nationale) 2027 réautoriserait – en théorie – le Fonds de formation et d’équipement anti-État islamique du département de la Défense,
en demandant 130 millions de dollars pour soutenir des « groupes et individus syriens approuvés » (VSGI ) avec du – Matériel,
– des fournitures
– des services
– des « armes légères
– et de petit calibre »,
afin de soutenir les opérations en cours et futures contre l’État islamique à l’intérieur de la Syrie et le maintien en détention des prisonniers de l’État islamique.

Conditions importantes à toute coopération de défense avec la Syrie, aucun financement ne pouvant être dépensé tant que le secrétaire à la Défense n’a pas confirmé que :
« Tous les combattants étrangers et jihadistes » ont été retirés des forces armées et des « autres services gouvernementaux » et ont été « désarmés » ;
Un « système de surveillance des combattants étrangers et des jihadistes » a été mis en place afin de prévenir les attaques contre les États-Unis et leurs alliés et partenaires… y compris les Forces démocratiques syriennes dirigées par les Kurdes » ;
« Al-Qaïda et les groupes qui lui sont associés, successeurs ou affiliés » sont combattus ;
« Les membres et dirigeants d’Al-Qaïda » sont empêchés d’entrer en Syrie ou d’y rester ;les FDS sont « intégrées équitablement » aux forces armées syriennes ;
Les « attaques et violences » contre les Kurdes et les Druzes sont empêchées.
Si ces conditions sont maintenues – en particulier celles relatives aux combattants étrangers – il est difficile d’imaginer que des financements américains de défense soient accordés à la Syrie.
L’intégration, à la mi-2025, d’environ 2 500 combattants étrangers au sein de la 84e division du ministère de la Défense (Turkistanais et Ouzbeks),
avec l’accord explicite du gouvernement américain, constituait une solution à une situation autrement insoluble.
Les expulser provoquerait un conflit majeur et pourrait représenter une menace existentielle pour une transition encore fragile.
En l’absence d’un soutien américain en matière de défense, le ministère de l’Intérieur et les services de renseignement généraux continueront de diriger les activités syriennes de lutte contre le terrorisme.
L’État islamique étant affaibli mais non vaincu, la Syrie devra obtenir un soutien extérieur auprès d’un large éventail de partenaires … »





